DIAGNOSTIC PIÈCE PAR PIÈCE
Trente points,
sept pièces, aucune visite.
Faites le tour du logement avec cette liste et cochez ce que vous constatez. Vous obtiendrez un ordre de traitement, pas un devis, et personne ne vous rappellera.
Trente points de contrôle répartis sur sept pièces, de l’entrée à la cuisine, qui rendent un ordre de traitement plutôt qu’un devis. La liste porte sur le logement et sur lui seul : elle ne mesure aucune capacité, ne pose aucune question de santé et ne calcule aucun score. Rien n’est demandé, rien n’est conservé.
L’essentiel
- Les points de premier rang ont une conséquence immédiate et physique, et se traitent souvent dans l’après-midi.
- Une main courante qui s’arrête avant la dernière marche lâche la main au moment où le pied cherche le sol.
- Les points de second rang se traitent pendant que l’installateur est là : un second déplacement se facture.
- Commencer par le chantier le plus visible plutôt que par le plus urgent est l’erreur la plus fréquente.
- Un point douteux vaut mieux laissé décoché : mal coché, il décale tout l’ordre de traitement.
Périmètre Le diagnostic porte sur des seuils, des largeurs, des appuis et des éclairages. Il ne dit pas si une personne peut rester chez elle, question qui se pose avec un ergothérapeute et le médecin traitant. Les cotes de pose des équipements se calculent avec le calculateur de cotes.
CE QUE REGARDE L’OUTIL
Le logement, jamais la personne
Pendant vingt-deux ans, la première chose que je faisais en arrivant chez quelqu’un était de poser mon mètre et de faire le tour des pièces dans l’ordre du parcours quotidien. L’entrée, le couloir, l’escalier, la salle de bain, les WC, la chambre, la cuisine. On voit très vite ce qui manque, parce que ce sont toujours les mêmes choses qui manquent.
Cette liste est ce tour-là, mis à plat. Elle porte sur le logement et sur lui seul. Elle ne mesure aucune capacité, ne pose aucune question sur la santé, ne calcule aucun score. Je chiffre et je pose, je n’évalue pas des capacités. Ce repérage-là se fait avec un ergothérapeute, lors d’un bilan à domicile, et il n’a rien à voir avec ce que fait cette page.
Vous ne trouverez pas non plus de prix en face des lignes. Une fourchette fourni-posé ne vaut que si elle porte sa date de relevé et son périmètre, et ces fourchettes vivent dans les dossiers, avec leur source. Le résultat renvoie vers le dossier qui traite chaque poste.
Votre ordre de traitement s’affichera ici
Cochez ce que vous constatez, pièce par pièce, puis lancez le diagnostic. Rien n’est envoyé ni conservé, et aucune coordonnée n’est demandée.
Cette liste ne remplace pas un bilan d’ergothérapeute à domicile. Elle repère ce qui se voit dans le logement ; le bilan regarde comment la personne s’y déplace réellement, ce qu’aucune liste ne peut faire à distance. Le périmètre du métier et les conditions du bilan à domicile sont décrits par l’ANFE.
COMMENT LIRE LE RÉSULTAT
Pourquoi l’ordre compte plus que la liste
Une famille qui découvre quinze points d’un coup fait presque toujours la même chose. Elle commence par le plus visible, souvent la salle de bain, parce que c’est le chantier qu’on imagine en premier. Et elle laisse le seuil d’entrée, la main courante manquante et le tapis non fixé pour plus tard, alors que ce sont eux qui coûtent le moins cher et qui évitent le plus.
Les points classés en premier rang partagent un trait. Leur conséquence est immédiate, physique, et elle ne prévient pas. Une main courante qui s’arrête avant la dernière marche lâche la main au moment exact où le pied cherche le sol. Un tapis non fixé se soulève sous une semelle qui ne décolle plus tout à fait. Ces deux-là se traitent dans l’après-midi, sans devis et sans dossier d’aide.
Le second rang regroupe ce qui aggrave sans déclencher. Un éclairage absent ne fait pas tomber à lui seul, il transforme un obstacle connu en obstacle invisible. Ces points se traitent pendant que l’installateur est encore sur place, parce que le déplacement est déjà payé et qu’un second passage se facture.
Le troisième rang relève du confort d’usage. Il mérite d’être glissé dans un devis déjà ouvert, rarement de justifier un chantier à lui seul. Sur un budget contraint, c’est la première ligne que je retirais.
QUESTIONS FRÉQUENTES
Ce qu’on me demande après le tour du logement
Pourquoi n’y a-t-il aucun prix en face des points ?
Parce qu’un prix posé sans sa date de relevé et sans son périmètre ne sert à rien, et qu’une même ligne peut varier du simple au triple selon le support et l’accès. Les fourchettes fourni-posé figurent dans les dossiers, chacune avec sa date et sa source. Le résultat vous y renvoie ligne par ligne.
Le diagnostic dit-il si la personne peut rester chez elle ?
Non, et ce n’est pas à lui d’y répondre. Il regarde des seuils, des largeurs, des appuis et des éclairages. La question du maintien à domicile se pose avec un ergothérapeute et le médecin traitant, sur la base d’un bilan réel. Aucune liste cochée à distance ne peut trancher cela.
Faut-il tout traiter en une fois ?
Rarement, et c’est souvent une mauvaise idée. Traiter le premier rang coûte peu et change beaucoup. Un chantier complet immobilise une salle de bain plusieurs jours, ce qui pose un problème concret quand la personne vit seule. Groupez ce qui partage le même artisan et le même déplacement.
Puis-je faire le tour à distance, par téléphone ?
Partiellement. Les largeurs, les hauteurs et les seuils demandent un mètre en main, et une photo ment sur les cotes. Faites mesurer les quatre ou cinq points litigieux par quelqu’un sur place avant de demander un premier prix, sinon le devis sera refait après la visite technique.
Que faire des points que je ne sais pas juger ?
Laissez-les décochés et notez-les à part. Un point douteux vaut mieux qu’un point mal coché, parce qu’il remonterait dans l’ordre de traitement et décalerait le reste. Posez-les à l’ergothérapeute ou à l’installateur lors de la visite.
Journal de mise à jour
- — Publication initiale de la checklist en trente points.
